Pourquoi les acteurs d’un projet doivent professionnaliser leur communication

La communication fait aujourd’hui partie intégrante des thèmes traités par les pilotes de projets et par les consultants qui les assistent. On planifie les grands rendez-vous, les procédures de diffusion, voir de recueil d’informations, on crée des intranet de projet.

Pourtant, je pense qu’on gaspille encore beaucoup d’énergie et de temps en ne professionnalisant pas les actes quotidiens de communication des acteurs du projet. [suite]

Le paradoxe du piéton et de l’automobiliste

Avez-vous remarqué la capacité que nous avons tous à changer de point de vue selon le rôle dans lequel nous sommes ?

J’appelle cela le paradoxe du piéton et de l’automobiliste. Je pense qu’il est à l’origine de nombreuses erreurs dans la préparation des présentations professionnelles, et je pense qu’en le surmontant, on peut progresser significativement !

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« Informer n’est pas communiquer »

J’emprunte le titre de cet article à Dominique Wolton, chercheur au CNRS et auteur de l’ouvrage éponyme, dans lequel il écrit notamment : « L’information, c’est le message, tandis que la communication, c’est la relation, beaucoup plus complexe. »

J’aime cette phrase car elle fait écho à tout ce que je transmets dans mes formations où je répète souvent qu’informer n’est pas un objectif en soi. « Mais si, il y a quand même plein de situations quotidiennes où on communique juste pour informer les autres ! », me répond-on souvent. [suite]

Pouvons-nous tous faire comme Steve Jobs ?

Quand je demande à des managers s’ils ont déjà assisté à des présentations extraordinaires, le nom de Steve Jobs, CEO d’Apple, revient souvent, cité par mes interlocuteurs avec un sentiment d’admiration que je partage volontiers.

Carmine Gallo, auteur américain des « Secrets de présentation de Steve Jobs » a analysé les bonnes pratiques de présentation du patron d’Apple. (voir une vidéo en anglais ici )

Au quotidien, pourtant, rares sont ceux qui ont le talent, l’intuition, le sens du spectacle de Steve Jobs,…Alors du coup, je retiens 3 conseils, qui ne relèvent que du travail et de la préparation – et ça, nous pouvons tous le faire 🙂 [suite]

« Empêchons-les de sortir, ils nous écouteront ! »

La scène se passe pendant la préparation d’une conférence à destination de professionnels de la viticulture et du tourisme. Je lis le projet de programme et découvre que la première matinée contient deux « tables rondes » successives de 9h30 à 12h30. Je demande naïvement quelle est la durée de la pause prévue en milieu de matinée. La réponse sans appel de la  responsable du projet, élue importante dans une collectivité locale, me laisse sans voix : « Ah non, pas de pause ! Sinon, ils vont tous s’en aller et ne reviendront pas ! » [suite]

Quel est l’objectif de votre présentation ?

Si vous vous posez cette question avant de commencer à écrire, vous gagnerez beaucoup de temps et d’énergie, tout le monde le sait ! Mais comment faire en pratique pour formuler un objectif qui soit concret et atteignable ?

Exemple : vous êtes responsable d’un projet et préparez un point d’avancement devant le comité de direction. Vous pourriez passer 2 h à essayer de restituer fidèlement l’avancement de chaque lot du projet, en copiant-collant les transparents des autres acteurs « modulo la charte graphique ». Vous pourriez essayer de montrer un « slide » avec le planning détaillé issu d’excel, un autre avec les « trois scenarios techniques possibles mais il nous manque encore des infos et on en parlera la prochaine fois ». En récupérant le schéma et le tableau faits par le stagiaire la semaine dernière, vous auriez même des visuels « quasiment prêts à l’emploi »…. [suite]

Madame Lagarde, vous étiez-vous échauffée ?

Lors d’un entretien ce matin avec Raphaële Duchemin sur France Info, Christine Lagarde a déclaré « Le principe de la révolution c’est que vous faites un tour complet à 360°… »

Quelques minutes plus tard, sur Europe 1, Fogiel répète à plusieurs reprises cette « info », en attribuant à Madame Lagarde l’expression « virage à 360° ». Puis il reçoit un SMS qui lui fait prendre conscience de l’absurdité de ce qu’il martèle pourtant depuis 10 mn : un virage à 360°, ça veut dire qu’on n’a pas bougé, et qu’on repart dans la même direction.

Lorsque j’ai entendu l’expression « virage à 360° », je me suis dit que Madame Lagarde avait oublié les fondements de la géométrie, ou qu’elle essayait de nous embobiner 🙂 [suite]

La com’, c’est tous les jours.

Lu l’excellent dossier d’octobre de Business Digest : « Repenser la com ».

Défiance des troupes, mauvaise communication sur les objectifs du changement, nomination d’un « Directeur des relations entre collègues » : DRH et consultants ne savent plus sur quel(s) levier(s) agir pour faire passer leurs messages.

Comme d’habitude, le dossier est clair, lisible et pédagogique. Seul bémol, pour moi, le postulat sous-jacent du dossier : la communication mériterait qu’on s’y intéresse seulement lorsqu’il faut accompagner des changements dans l’entreprise.

C’est comme si on disait qu’un sportif doit surveiller son alimentation uniquement les veilles de match ! Au contraire, c’est en prenant de bonnes habitudes de communication dans des contextes moins tourmentés que les managers seront d’autant plus à l’aise pour communiquer au moment où il faudra déployer un changement auprès de leurs équipes. Pensez-y ! 🙂

Pour ou contre Powerpoint ?

Je slide donc je suis !Je viens de lire, dans le Monde, une interview de Frank Frommer, auteur de La Pensée Powerpoint, paru récemment aux éditions La Découverte. Ce livre est sous-titré « Enquête sur ce logiciel qui rend stupide ». L’auteur y  défend la thèse selon laquelle l’utilisation du logiciel de Microsoft (ou de ses équivalents comme Keynote ou Open Office Impress) formaterait la pensée dans une logique simplificatrice. Pas d’accord !

Powerpoint ne rend pas stupide. En revanche, il ne rend pas intelligent non plus 🙂

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Anticiper les objections pour mieux convaincre

Vu de l’orateur, une objection est une question pénible, voire un mauvais moment à passer, car la question peut être  exprimée violemment et interrompre le flot de paroles dans lequel on avait enfin fini par s’installer….

Les sentiments que nous associons souvent à une objection – encore plus si elle provient du « chef » :-(- sont l’impression d’être « agressé » ou remis en question, l’impression de passer sur le gril, l’impression qu’on cherche à nous piéger en mettant justement le doigt « là où ça fait mal »…Bref, tout une gamme d’émotions pas confortables, héritées le plus souvent de nos mauvais souvenirs scolaires… [suite]